2ème étape : Arequipa - Nazca - Ica/Huacachina

Publié le par Vince

2ème étape : Arequipa – Nazca – Ica/Huacachina


Lundi 8 janvier 2008



               Voyage sans encombre et pas mal ensommeillé jusqu’à Nazca, ville qui abrite les fameuses « lignes » de Nazca. Ces figures aux contours géométriques prennent bien souvent la forme d’animaux comme la baleine, le singe, le colibri, mais peuvent aussi représenter d’autres motifs (un arbre, des mains…). Le peuple nazca les a tracées il y a de cela plus de 2000 ans, probablement afin d’effectuer un certain nombre de rites religieux, la capitale nazca ayant été dirigée par des prêtres. Ce qui nous a marqué en premier dans cette petite ville, c’est l’avidité touristique des hôteliers. Assez moche dans son ensemble, et relativement pauvre, Nazca n’a que ses lignes et sait les exploiter ! A la sortie du terminal, nous nous trouvons nez à nez avec une bande d’hôteliers assoiffés de clients en cette période hors saison. Une petite demi-heure d’attente, histoire de voir jusqu’où ils sont capables d’aller pour nous attirer chez eux, et nous voyons baisser les prix tant et si bien qu’une fois arrivés à la place d’Armes un hôtelier nous propose une chambre pour 10 sols par personne, soit une misère (2,5€). Après une nuit peinards dans l’hôtel Miramar, miteux mais pas cher donc, nous nous levons vers 7 heures pour aller voir les fameuses lignes. Direction l’aérodrome, embarquement dans un Cesna de 4 places (3 passagers et le pilote) et c’est parti pour 35 minutes de bonheur. Les lignes apparaissent les unes après les autres au sein d’une vue imprenable sur toute la région de Nazca. Pas de doute pour dire que l’escale valait le coup. Ceci dit, comme je l’ai dit plus haut, une fois vues les lignes, Nazca n’a plus grand-chose à offrir à part un groupe de touristes venus au Pérou pour profiter au maximum des merveilles du Pérou. Dès le début de l’après midi, nous étions donc dans le bus direction Ica, et plus précisément Huacachina, une oasis dans les environs d’Ica, elle-même à 2 heures de bus de Nazca.









 





 



             Arrivée à Huacachina dans l’après-midi, recherche de camping pour amortir le matos de camping que nous avons emporté. Le jardin d’un hôtel a parfaitement joué ce rôle. En fait de jardin, je devrais parler d’animalerie tropicale, compte tenu de la présence d’un ouistiti, de deux cacatoès et d’un ara. Huacachina est sympathique avec son étang central et sa ceinture de dunes. On pourrait la croire enserrée dans un désert sans fin. Mais le conte des 1001 nuits s’achève dès que l’on grimpe au sommet d’une de ces imposantes dunes de sable. Apparaît en effet, outre Huacachina, coincée dans son écrin de sable, un bidonville d’Ica, également coincé dans un écrin mais avec nettement moins de touristes, de lumières et de richesses, et Ica la Grande, l’Immense, telle qu’elle nous saute aux yeux du haut de notre dune désenchantée. La musique assourdissante d’une boîte de nuit termine de briser le mythe qui avait pu commencer à se construire à notre arrivée. Certains restent dormir en haut, les autres retournent se blottir à l’abri des tentes alors que la nuit est déjà tombée depuis longtemps sur l’oasis.


 


Mercredi 9 janvier 2008

               La journée du 9 janvier est une journée « tampon ». Sans savoir trop quoi faire ni où aller, on s’interroge. Depuis Nazca, Arthur nous avait parlé d’un trek de 3-4 jours dans la Cordillère Blanche, au Nord de Lima. C’est une excursion relativement difficile qui part de Huaráz, ville d’altitude à 8 heures au nord de Lima. Moi, au départ peu emballé vu mes capacités physiques depuis que j’ai arrêté le footing et commencé à fumer, je m’interroge, mais me décide assez rapidement en faveur de l’excursion. Alan s’y joint aussitôt, motivé par une touche un peu plus sportive dans ce voyage assez tranquille pour l’instant. Les autres décident de rester sur Ica un jour de plus et de ne pas faire le trek. Le groupe se sépare donc. Mais après tout, 6 personnes pour un voyage de cette ampleur c’est trop. Trop de logistique, trop de besoins personnels à satisfaire et qui vont contre l’intérêt général. Et puis rendez-vous est pris à Pucallpa, dans l’intérieur du pays, pour se retrouver et partir ensemble à Iquitos. Moi, Alan et Arthur partons à Ica pour se renseigner pour les billets vers Huaráz. Nous prendrons le bus à environ 2 heures du matin jusqu’à Lima, sur la route. Une personne de plus s’est glissée dans l’expédition, Julia, convaincue in extremis pendant l’attente à Ica. Nous arrivons à Lima le 11 janvier, tôt le matin. Tout de suite nous nous renseignons pour Huaráz, qui est en fait desservie par un terminal à l’autre bout de la ville. On nous y explique qu’un bus sort pour Huaráz vers 11 heures. Nous prenons donc le temps de passer par l’aéroport pour réserver un billet d’avion Iquitos-Cuzco qui nous fera gagner une semaine au retour d’Amazonie. Dans l’aéroport, nouveau revirement de Julia qui veut finalement retourner à Huacachina et rejoindre la partie du groupe qui y est restée. Convaincue de nouveau sur le fil, elle nous suit jusqu’à Huaráz.

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Publié dans Voyages

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