Uyuni-San Pedro, le voyage de tous les dangers...

Publié le par Vince

            Après l’escale de deux jours à Potosí, nous reprenons donc la route en direction d’Uyuni, petite ville du sud de la Bolivie. Encore un voyage d’une dizaine d’heure. Les paysages qui défilent, d’une platitude surprenante, nous rappellent que l’on se rapproche du désert. Uyuni sera notre dernière étape bolivienne, déjà. C’est l’une des premières destinations touristiques du pays, sinon la première, pour les attraits essentiellement naturels qui l’environnent. Le plus connu, le salar, immense lac de sel, mais également plusieurs lagunes, des sources chaudes, un certain nombre d’espèces animales particulières à cette altitude (nous sommes encore proches des 4 000 mètres.

 

            L’arrivée à Uyuni est à vrai dire un peu flippante. On a l’impression d’entrer dans une véritable ville fantôme, avec son peu de relief, ses bâtiments simples et ne dépassant jamais 1 étage et l’impression que l’on a qu’elle est plantée au beau milieu de nulle part. Rapidement nous nous dirigeons vers un hôtel, trouvons sans difficulté une chambre très correcte et partons directement à la recherche d’une agence qui peut nous proposer un tour au salar. Une touche de chance nous en fait trouver une pas trop chère juste à côté de l’hôtel. Le départ est prévu pour le lendemain matin. Nous nous ajoutons donc à la liste des gens qui se sont déjà inscrits : trois canadiens, deux de Toronto et une du Québec, et un allemand.


 

Le lendemain matin, vers 10h, nous partons. Nos compagnons de voyage sont jeunes, légèrement plus âgés que nous, et ne parlent pas français. A la bonne heure ! Ça sera l’occasion d’améliorer un peu mon anglais approximatif après 6 mois d’espagnol. Tout le monde embarque dans le 4x4 qui doit nous emmener d’abord au salar, puis suivant un circuit le long duquel nous devons découvrir les perles du sud bolivien. Bon, comme Uyuni est une zone très touristique, on peut compter un certain nombre de groupes qui prennent le départ en même temps que nous. Tous ne feront pas le même parcours, pas à la même vitesse, ce qui va nous permettre de ne pas être 50 touristes à chaque halte. Pas plus mal.

 

            Le premier arrêt est un peu spécial, au bord d’une voie ferrée sur laquelle on n’a bien du mal à penser que circulent encore des trains. Et de fait, la zone alentour est un véritable cimetière ferroviaire, où gisent les carcasses rouillées et hors d’âge de vieilles locomotives et de vieux wagons.




On peut encore voir Uyuni derrière nous. Et devant, c’est déjà le salar qui s’annonce, sous la forme d’une ligne d’horizon immaculée et dont on ne voit pas le bout. Le ciel azur nous offre des contrastes de couleur surprenants, du bleu immaculé au jaune désert de la terre, en passant par le blanc du salar. Quelques photos plus tard, nous reprenons la route vers le salar proprement dit, avec une halte prévue au beau milieu pour déjeuner. Bientôt nous atteignons cet immense lac de sel, le plus grand de la région (il y en a un autre plus petit, près de San Pedro, au Chili). Le 4x4 s’avance alors sur une sorte de digue avant de réduire l’allure pour entrer sur le salar. Je parle de digue parce qu’en cette saison il est couvert d’une fine pellicule d’eau. La vue est spectaculaire.




L’eau lisse les aspérités du sel, et forme un véritable miroir liquide à la surface du salar. Au loin, le peu de relief que l’on peut distinguer se reflète parfaitement sur cette étendue parfaitement plane. Et puis si l’on baisse légèrement la vue, l’image se trouble sous l’effet des roues qui forment des vaguelettes à leur passage. Au niveau de la ligne d’horizon, la démarcation entre la terre et le ciel est indécelable et c’est un dégradé du blanc profond au bleu azur qui s’offre à nos yeux.



C’est tout simplement magnifique. Après une grosse heure de « route » sur le salar, 4x4 s’arrête près d’une bâtisse tout entière faite de sel. C’est un hôtel, fermé en cette saison. C’est ici que nous déjeunons. Steack de vigogne au menu. C’est un animal proche du lama. La viande est un peu dure et l’on ressent ce goût si particulier qui marque le gibier. Pas exceptionnel, mais ça passe. Une fois englouti ce déjeuner acceptable, nous reprenons la route vers le sud. En temps normal, nous aurions pu continuer plus loin dans le salar, jusqu’au l’île du poisson, mais la route que l’on raccorde normalement est fermée à cause des inondations. Nous faisons donc demi-tour pour prendre un autre chemin et partir vers le sud, jusqu’à un village où nous passerons la nuit avant de continuer vers les lagunes. Le trajet nous offre des paysages communs de l’altiplano bolivien, sous un ciel toujours aussi pur. Et nous voilà bientôt arrivé sur le lieu où nous allons passer la nuit. C’est une auberge au confort très correct. Des toilettes propres (du moins au début…), une salle à manger, où nous dégusteront un succulent repas (poulet-frites, classique mais bon), et des chambres, l’une d’entre elles étant mise à notre disposition. Tout se passe bien, jusqu’à ce qu’Arthur se sente mal. Eh oui, c’est le plus sportif d’entre-nous, celui qui ne fume pas, qui fait preuve de faiblesses physiques… Bon ok c’est peut-être beaucoup dire, vu que tout le monde a été malade au moins une fois pendant ce voyage, mais cette fois il n’y a pas de raison apparente (pas d’eau peu claire, une nourriture correcte). Donc notre néo-malade reste couché pendant le repas. Rapidement, voyant que ça n’est parti pour s’arranger et que nous devons repartir dès le lendemain matin, je préviens le guide, qui appelle un médecin. Et là nous voyons arriver une femme d’une rare incompétence ! Elle ne dit rien, ausculte Arthur et lui donne quelques cachets pour soigner les symptômes. Je lui demande si elle sait ce qu’il a, elle ne répond pas. J’insiste en demandant si ça pourrait être le mal de l’altitude, hypothèse peu probable vu que nous sommes à plus de 3 000 m depuis trois semaines, et elle baragouine que ça doit être ça. Bref, elle ne sait pas. Pas très rassurant tout ça. On attendra de voir ce que ça donne demain, en espérant qu’on ne devra pas repartir sans Arthur.

 

            Au réveil, mauvaise nouvelle, notre Lyonnais préféré (bon ok c’est le seul, mais du coup c’est aussi le préféré) est encore mal en point. Il s’est réveillé plusieurs fois cette nuit, a fait quelques allers-retours aux toilettes, pas bon signe. Il pense qu’il ne pourra pas reprendre la route et se résout finalement à rester là, espérant qu’une voiture passera rapidement sur le chemin du retour pour rejoindre Uyuni et partir directement de là-bas en Argentine, où nous nous rejoindront. Pas facile de le laisser là. C’était mieux avec lui. Evidemment. J’avais bien pensé à rester avec lui, pour être sûr que ça se passe bien, qu’il s’en remettrait, qu’il ne se perdrait pas. Et puis j’ai estimé le prix de mon amitié avec lui, et j’en ai rapidement conclu qu’elle ne valait pas le prix du tour ! (quoi ? Je suis pas crédible ?). Au final, dans la perspective de se retrouver à Salta, et avec bon espoir qu’il y aura des transports dans la journée (des 4x4 partent tous les jours, ils doivent bien revenir !), nous repartons tout de même, plus légers qu’au départ d’un peu plus de 70 kg… Nous poussons donc un peu plus loin l’excursion. Bientôt nous nous arrêtons de nouveau, cette fois au niveau d’un champ de roches, au beau milieu du désert. L’une d’entre elles, la plus connue, porte le nom de « condor » pour sa forme atypique, qui semble dessiner deux ailes majestueuses comme le sont celles de l’emblématique charognard.

 



Séance photos, à nouveau. Tout le monde veut se faire prendre devant la star minérale. En tentant de monter sur un rocher un peu plus haut que les autres, je suis trahi par mes chaussures trop mal serrées et glisse petit à petit jusqu’à m’écrouler lourdement sur le sol caillouteux alors que ma chaussure reste sur la prise que j’avais trouvé… J’ai eu de la chance. J’aurais pu me faire mal, mais je suis tombé entre les pierres qui jonchent le sol et ne me suis que ruiné la cuisse. Incident de parcours sans grande conséquence. Nous repartons. L’escale suivante nous arrête devant une lagune, sans couleur particulière mais peuplée de flamants roses. A environ 4 000 mètres d’altitude, le froid est saisissant. Il y a du vent aussi. Au loin, un volcan majestueux nous guette de son cratère fumant. Il est assoupi et c’est aussi bien qu’il le reste… La faim commence déjà à nous chatouiller l’estomac. Ca tombe bien, le déjeuner est prévu à la prochaine halte. Nous nous arrêtons encore une fois dans un paysage rocailleux mais ce sont, cette fois, de véritables immeubles de pierre. Au milieu de nulle part, avec pour seule compagnie le vent qui les grignote peu à peu, ces colosses de roche procurent au paysage juste ce qui lui manque de relief. Bien sûr, à l’horizon, quelques montagnes et volcans isolés sont toujours présents, mais alentour du « village rocheux », c’est une platitude hallucinante qui nous accueille. Il règne une ambiance d’une rare pureté dans ce désert. Le ciel, toujours aussi clair, tranche radicalement, de sa légère teinte bleutée, avec l’ocre du sol et la blancheur des sommets lointains. Entre les rochers imposants s’en élève un pour le moins surprenant : « l’arbre de pierre ».



Tout comme le « condor », il est très réputé et figure sur bon nombre de cartes postales à Uyuni et jusque dans toute la Bolivie, comme un symbole à lui tout seul des richesses naturelles de ce pays délirant. Comme son nom l’indique, il ressemble à un arbre. Bon, bien sûr, ce n’est pas un chêne, ni un érable, il ne s’apparente à aucun arbre connu mais sa base est singulièrement plus fine que son sommet, et la roche semble en équilibre instable sur le sol désertique sans que rien ne semble pouvoir le déloger d’ici. Après avoir englouti le déjeuner, nous repartons déjà pour continuer le parcours que nous devons suivre, jusqu’à ce qui fut probablement le plus marquant de ce tour : la « laguna colorada » (la lagune colorée).



Outre sa franche teinte rouge-orangé, ses abords sont envahis de borax, un minéral blanc. C’est surprenant. J’ai déjà plusieurs fois souligné l’importance des contrastes de couleurs dans cette région, mais la lagune colorée les enrichit encore. Son orange profond entre en conflit avec la blancheur du borax, elle-même tranchant avec l’ocre des berges et du sol environnant, qui à son tour côtoie sans ménagement les cieux inchangés. Si nous n’étions pas un certain nombre dans ce paysage hors du temps, un sentiment de solitude profonde nous assaillirait probablement. Le vent, toujours aussi frais, souffle toujours aussi fort et alimente encore l’austérité du lieu, qui semble hostile à la vie, malgré les flamands qui pataugent encore au sein de la lagune et s’éloignent prudemment lorsque nous nous approchons.




Et puis c’est l’heure de reprendre la route, d’abandonner cette lagune aux couleurs chatoyantes pour rejoindre une nouvelle auberge où passer la nuit. Il n’est certes pas tard mais la journée de demain sera longue. Il faudra nous lever à 4h30 pour découvrir les raretés que peut encore nous offrir le sud bolivien. Une fois arrivés, nous prenons une douche salutaire, chauffée au bois, en échange d’un léger supplément. Puis c’est un moment de détente. On joue aux cartes, aux échecs (ce pauvre brésilien qui menait si largement et qui fini par perdre doit encore s’en rappeler !), on fait plus ample connaissance. J’apprends que les Canadiens anglophones sont deux amis qui ont fait un break dans leurs études pour voyager. L’un d’eux a vécu presque toute sa vie en Indonésie et se destine à la médecine, l’autre cherche du travail. Une affinité particulière se développe avec la Québécoise, Valérie. La francophonie est décidément une grande famille. Elle voyage un temps avant de rejoindre Buenos Aires, où elle doit faire un semestre universitaire dans une université catho sur-réac. Elle a bien du courage. Je compte sur elle pour enclencher une Révolution socialiste dans l'antre du conservatisme religieux... La capitale argentine étant sur notre chemin, nous prenons rendez-vous dans quelques semaines. Et puis mine de rien la journée a été bien remplie, et, après quelques bières achetées dans une boutique de l’auberge, nous nous couchons finalement pour reprendre quelques forces.

 

            Le réveil a sonné tôt ce matin, comme prévu. Le lever est douloureux. Ces lits au sommier de pierre n’étaient pas si mauvais, après tout. Tout le monde repousse au maximum la sortie de la chambre, vu la température d’une froideur déconcertante au dehors. Pour moi, qui ai quelque peu de mal à supporter les températures extrêmes (où est donc passée ma douce Bretagne ?), c’est un véritable calvaire. Les engelures aux pieds ne se font pas attendre, même après le départ. Peu à peu le ciel s’éclaircit à l’est, là où bientôt émergera l’astre solaire, mon sauveur ! Les contrastes de couleurs ont cette fois laissé place à un magnifique dégradé de bleu cantonné à la voûte céleste. Les alentours terrestres sont plongés dans les ténèbres, mais le spectacle du ciel est magnifique à lui tout seul. Il est ponctué, ça et là, de quelques étoiles produisant suffisamment de lumière pour se maintenir face à la lente invasion de la lumière du jour. Bientôt il n’en reste qu’une, Jupiter, visible en tout début de matinée en cette saison. Elle donne un caractère particulier à ce vide sidéral.




Alors que nous commençons à pouvoir distinguer les visages transits et fatigués des uns et des autres, nous nous arrêtons. Une énorme colonne de fumée s’élève non loin de là. C’est un geyser. La pression est suffisamment forte pour projeter le nuage sorti des entrailles de la terre plus haut qu’une hauteur d’homme.




Je m’approche, tend la main, prend la pose. Et puis je m’avance vers le reste du groupe, amassé un peu plus loin pour observer je ne sais quoi. Dans de petites crevasses bouillonne allégrement un liquide boueux. La fumée qui s’en dégage témoigne de la chaleur qui s’en échappe. Là encore, photos, poses, et rapidement retour au 4x4 pour limiter les morsures du froid. Ce qui nous attend pourrait sembler réjouissant, mais je n’aurai pas le courage d’en profiter ! Quelques kilomètres plus loin, les guides ont prévu de nous faire goûter à l’eau d’une source chaude pendant qu’ils préparent le petit déjeuner.



Une rangée de 4x4 se gare rapidement le long d’une bâtisse et tous les guides s’affairent pendant que quelques courageux entreprennent de se jeter à l’eau. Après les rictus horrifiés du déshabillage, c’est le réconfort du contact de l’eau chaude qui marque leur visage. Moi je pense trop à la sortie douloureuse qu’il faudra bien assumer à la sortie, et me contente de fumer une clope au bord du bassin. J’y aperçois mes colocs allemands, déjà rencontrés à Cuzco et dans le centre d’Uyuni. Ils ont fait un parcours similaire au nôtre, à part le nord-Pérou. Je m’étonne encore que le monde soit si petit et discute quelques instants avec eux. Je ne les reverrai probablement plus, ils doivent rentrer à Valparaíso pour la mi-février avant de repartir pour l’Allemagne. Pour être honnête, ils ne me manqueront pas tant que ça. Enfin eux si, mais pas leur rigidité. Du ménage au sexe, on pourra dire qu’ils nous auront contraints à un certain nombre de concessions à la maison. Ni Rom ni JB ne me contrediront là-dessus. Pendant ce temps, le jour a fait son chemin, et la lueur intense qui teinte l’horizon ne trompe personne sur le réveil imminent du feu solaire.




Il est temps ! Depuis que l’on s’est arrêté, je souffre à nouveau d’engelures insupportables et j’attends avec impatiente que le Soleil y remédie. En tournant la tête vers la colline qui s’élève dans notre dos, nous apercevons alors sa partie haute s’illuminer. La lumière dorée parcoure dès lors la pente douce, formant un contraste saisissant avec l’ombre qui règne encore sur la base. Et puis, rapidement, le Soleil apparaît lui-même à l’opposé, et la colline entière est illuminée.




Notre guide nous appelle, le petit déjeuner est prêt. Ca fait du bien. Après cette escale revigorante, nous repartons enfin, cette fois sur le dernier tronçon du tour à Uyuni, vers la frontière boliviano-chilienne.




Alan et moi seront les seuls du groupe à opérer le transfert pour rejoindre San Pedro, côté chilien. Les autres repartent en sens inverse vers Uyuni. Nous retrouverons cependant Val à Salta, a priori. Un adieu aux autres, une pensée à Arthur en espérant qu’il aille bien et qu’il ait trouvé de quoi rentrer sur Uyuni, et nous voilà repartis sur les terres chiliennes que nous avons quitté depuis déjà un mois et une semaine.

 

            San Pedro de Atacama n’est pas loin de la frontière, une petite heure route, gonflée comme toujours par le temps passé (perdu) à la frontière. Rapidement, nous pouvons apercevoir la ville, de taille réduite et complètement perdue au cœur du désert, à l’horizon. Pour l’atteindre, la route est parfaitement rectiligne comme elle peut l’être dans ces régions désertiques. Une fois passée la partie chilienne de la frontière, nous entrons finalement dans la ville.



Il n’est pas prévu que nous y restions longtemps, étant donné que nous devons rejoindre Arthur à Salta le lendemain. Jorge, un Espagnol de Valparaíso, sera là également avec une de ses amies pour poursuivre le voyage avec Arthur jusqu’au Brésil. A l’arrivée, notre préoccupation première est de trouver un endroit où passer la nuit. Et c’est avec une certaine déception que nous faisons les frais du retour au Chili. Le simple fait que la ville soit chilienne, mais aussi sont importance touristique certaine, font que les hôtels sont certes nombreux, mais les chambres libres rares et chères. Tellement rares et tellement chères que nous décidons de dormir sous la tente, dans le jardin d’un camping. Ma tente a eu le temps de souffrir depuis le temps que je ne m’en suis pas servi, et la monter est un véritable calvaire. Et le résultat est d’ailleurs affligeant…

 


Il n’y aura pas grand-chose d’autre à signaler du reste de cette courte escale à San Pedro de Atacama. Une soirée au bar, de l’artisanat, beaucoup de temps passé sur Internet, mais aucune activité touristique. En effet, les attraits de la région sont assez proches de ceux que l’on vient de voir en Bolivie : salar, lagunes, geysers… Il y a bien la vallée de la Lune, à ce qu’il paraît magnifique, et la mine de Calama, la plus grande du monde, à une centaine de kilomètres. Mais le temps nous manque et nous préférons rester dans le centre de San Pedro. Dès le lendemain donc, nous prenons les billets de bus pour Salta, première étape argentine du voyage. Le prix est douloureux, mais il faut faire avec. Et nous partons donc le jour même pour 17 heures de voyage en bus, dans l’optique de retrouver Arthur, Jorge et son amie, Beatriz.

 

(Toutes les photos de cet article, du précédent et quelques autres sont dans l'album "Bolivie", disponible sur la partie gauche du blog).

 


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Publié dans Voyages

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