Légitimité et moyens du mouvement etudiant
Bon tout d'abord je m'excuse pour n'avoir pas ajoute de phjotos depuis un bon bout de temps mais faut dire que je suis pas vraiment aide. Premierement je viens de passer un mois et demi de taf assez intensif (comme quoi le Chili c'est pas - que - des vacances) et depuis quelques semaines mon pc m'a lache. J'ai bien essaye d'aller dans un centre internet mais au final en installant je sais plus quel programme pour afficher la page d'over-blog j'ai reussi a alterer des photos (qui semblent perdues) mais pas a ouvrir cette putain de page.
Bref, je fais donc une pause dans l'affichage de photos jusqu'a ce que je recupere un pc portable, d'ici deux semaines environs. En attendant j'ai decide de faire un petit post sur les greves etudiantes qui frappent les universites ces temps derniers, relativement a la loi dite pecresse, adoptee recemment et prevoyant une autonomisation des universites.
J'ai ete notamment frappe par les divergences existentes sur la legitimite du mouvement, son appui populaire et ses chances de reussites. Sur le projet de loi en lui-meme, je l'ai lu, et d'ailleurs j'invite pas mal de monde a faire de meme parce que se forger une opinion sur la seule base de tracts syndicaux n'est pas sain. L'avantage du projet de loi original, disponible sur le site de l'Assemblee Nationale, c'est qu'il est parfaitement neutre, son desavantage c'est sa nature, toujours un peu ardue. Bref j'en deduis que cette loi n'est peut etre pas si diabolique que le dise les syndicats etudiants mais elle n'est en tout cas pas souhaitable pour nos universites. Elle n'instaure pas de selection a l'entree de l'universite, mais il est certain qu'elle soumet cette entree a une preinscription dont les modalites ne sont pas definies. Lorsqu'un point aussi crucial que la question de l'entree a l'universite demeure aussi vague, c'est probablement qu'il y a angille sous roche, surtout quand on sait que la reforme des universites est extremement delicate. Il s'agit donc sans doute d'une maniere d'amener a la selection en premiere annee. La modification du mode d'election du President couplee a l'elargissement consequent de ses fonctions alimentent aussi un certain nombres d'inquietudes justifiees. les voix des personnels et des etudiants sont desormais meprisees, et le fonctionnement de l'universite est transfere en grande partie, notamment financierement, aux universites. Excellente methode pour diviser les mouvements etudiants futurs et compromettre le caractere national de la qualite de l'enseignement. Certes, on ne peut pas dire que l'enseignement se bonifie, mais cette mesure n'est pas une solution. Et cela constitue d'autant moins une solution aux maux de l'universite que M.Finkielkraut, j'ai nomme le pseudo-philosophe de mes deux qui noient les esprits dans ses raisonnements acides pseudos-intellectuels mais assurement ultras-sarko-conservateurs, le rejette en invocant la stupidite des etudiants. Mr Finkielkraut, les etudiants imbeciles et irresponsables vous saluent bien mais vous prie de la fermer et de laisser la jeunesse de se pays choisir son avenir, loin du paradis sarkozyste dont vous revez surement.
Apres avoir etablit que la loi n'est pas souhaitable, il faut donc faire en sorte de la faire retirer, et donc inicier un mouvement etudiant base sur la greve et si possible le blocage. maintenant il doit rester clair que si blocage il y a c'est par la volonte d'une majorite de votant a la suite d'une AG. Et sur ce point les methodes utilisees m'interpellent quelques fois. C'est le cas notamment a Rennes 2, universite hautement sensible aux mouvements etudiants et qui s'est illustre ces derniers jours pour le peu de clarte de son systeme de vote. Un mouvement qui s'appuie sur un vote contestable est un mouvement qui prete le flanc a des critiques severes, et qui finira tot ou tard par s'autodetruire. Donc il doit rester clair que le vote doit etre realise a bulletin secret, encadre par des gens de toutes sensibilites et rassembler le plus possible de votants, sinon il delegitime le mouvement au lieu de le legitimer. Je concoit qu'on se trouve encore au debut du mouvement et que ce genre d'errances arrivent souvent puis s'arrange au fur et a mesure que le mouvement se stabilise et se renforce, mais a Lille le vote est irreprochable et cela donne enormement de credibilite au blocage. J'ajouterais que M.Sarkozy n'est pas M.De Villepin (puisque le premier cumule les fonctions de President et de 1er ministre, je me permet de les comparer), et il sera beaucoup plus difficile a faire reculer, raison de plus pour structurer et legitimer le mouvement le plus vite possible. Dernier point, le President beneficie toujours d'un appui important au sein de l'opinion, contrairement au contexte dans lequel avait ete vote la loi instaurant le CPE. Une greve qui ne beneficie pas de l'appui populaire est une greve vouee a l'echec. Je suis assez pessimiste sur les chances de reussite de ce mouvement, mais le considerant legitime je le soutien sans faille. Attendons nous simplement a ce qu'il soit tres difficile, surment plus que le CPE.
Tout ca pour dire qu'a mon sens les greves etudiantes sont legitimes au vu de la loi votee par le Parlement, et le blocage l'est si et seulement si il s'appuie sur un vote democratique (a bulletin secret avec une organisation irreprochable) le plus large possible. Ne passons pas de victimes a bourreaux, c'est precisement ce qu'attend Mr Sarkozy.