Socialistes, levez-vous, la victoire vous attend !
Les bonnes nouvelles sont rares pour un socialiste français en ces temps d'état de grâce du Président Sarkozy. Mais il arrive pourtant qu'une éclaircie vienne percer les nuages noirs de l'horizon socialiste, redonnant à ses militants l'espoir d'un futur plus favorable. La désignation de Dominique Strauss Kahn a la tête du FMI vendredi dernier en est une.
Certes le Fond Monétaire International est une institution sexagénère qui peine a s'accorder aux exigences du XXIe siècle, marqué par l'émergence de puissances mondiales qui aspirent a menacer l'hégémonie de la première d'entre elles, les Etats-Unis. Discrédité par l'instrumentalisation dont elle a fait l'objet de la part de son premier contributeur, qui possède aussi, selon les statuts de l'institution, le plus grand nombre de voix, le FMI paraît plus aujourd'hui une relique de la toute puissance américaine qu'un réel instrument de résolution des crises économiques qui rongent le monde émergent.
Mais c'est peut être là l'avantage que tien entre ses mains M.Strauss Kahn. En effet, il lui appartient aujourd'hui de réformer l'institution pour en faire ce que le monde actuel attend, c'est-à-dire un un instrument de régulation économique respectueux des pays auxquels il est censé apporter son aide. Ses déclarations en faveur d'un renforcement du poids des pays émergents au sein de l'institution sont encourageant. De fait on voit mal comment une solution peut être trouvée si elle émane exclusivement de puissances extérieures au problème a résoudre et marquée par une idéologie qui s'accorde parfois mal avec la culture du pays "bénéficiaire". On se rappelle encore, parmi d'autres, le désastre argentain, provoqué par une application aveugle du libéralisme à outrance, bien loin des conséquences sociales qu'elle peut provoquer.
Si Dominique Strauss Kahn relève ce défi et redonne au FMI le rôle qui lui avait été assigné lors de sa création, alors il pourrait en tirer un avantage certain. Déjà unanimement reconnu pour sa fine analyse de l'économie de marché, il pourrait acquérir une reconnaissance mondiale dans ce domaine et en tirer profit pour l'évolution future de son parcours politique et celui de son parti, le parti socialiste. Personne n'ignore que si le PS apparait passéiste et peu crédible, c'est en grande partie pour son programme économique. L'attachement inconditionnel du premier parti de gauche aux politiques de relance par la demande, discréditée depuis plusieurs décénies, pèse lourd sur ses résultats électoraux. Il en est même, à mon avis, l'un des principaux déterminants. Après la déroute que vient de subir le PS, il est devenu indispensable, voir vital, de revoir son projet économique en faveur d'une analyse plus réaliste.
Et j'insiste, sur ce point, pour dire qu'un changement de position du parti en ce sens ne signifie pas qu'il en perdrait son identité et sa vocation sociale. Le tout est de garder à l'esprit que la politique doit primer l'économie, et pas l'inverse. Il n'est pas impossible d'allier libéralisme économique et redistribution sociale, c'est même nécessaire pour palier les écueils que peuvent engendrer des politiques orientées vers l'efficience économique pure, sans projet social précis et efficace.
En ce sens il est possible que le seul échappatoire pour le PS de sortir de la crise qu'il traverse actuellement soit de suivre la voie social démocrate, proposée, et ce n'est pas une coincidence, par le même D. Strauss Kahn qui vient de prendre les rennes du FMI. Ainsi une redéfinition du projet économique socialiste, sans perdre de vue l'objectif premier de réduction des inégalités sociales, alliée à la présence d'un lideur crédible et reconnu dans le domaine économique peut, à mon sens, mener le PS vers une sortie de crise et, partant, une victoire en 2012.
J'ose croire que M.Sarkozy a commis sa première erreur d'importance en appuyant la candidature de M Strauss Kahn à la tête du FMI. J'ose croire que M.Strauss Kahn réussira son pari de réformer l'institution afin de lui redonner le crédit qu'elle devrait avoir quant au rôle qui est le sien. J'ose croire, par ailleurs, que le Parti Socialiste saura se relever de la crise qu'il traverse sans perdre sa vocation sociale, quitte a prendre le chemin de la social démocratie. J'ose croire enfin que, parce que les promesses politiques n'engagent que ceux qui y croient et parce qu'à l'échéance du mandat du Président actuel la donne aura changé, Dominique Strauss Kahn prendra la tête du Parti Socialiste et le mènera à la victoire en 2012.
Certains vont peut-être me trouver fou à lier de croire encore en l'avenir du PS, mais je suis trop fidèle à mon engagement politique pour quitter le navire àla première voie d'eau dans la coque. Le PS n'est pas mort, il se relèvera de sa position actuelle. Et je suis persuadé qu'il en sortira renforcé et sera capable, alors, de vaincre la droite modérée pour apporter à la France les bienfaits de son projet social. L'ironie de tout cela, c'est que Nicolas Sarkozy applaudit généreusement l'ascension de l'homme qui le battra lors de la prochaine échéance présidentielle.
Certes le Fond Monétaire International est une institution sexagénère qui peine a s'accorder aux exigences du XXIe siècle, marqué par l'émergence de puissances mondiales qui aspirent a menacer l'hégémonie de la première d'entre elles, les Etats-Unis. Discrédité par l'instrumentalisation dont elle a fait l'objet de la part de son premier contributeur, qui possède aussi, selon les statuts de l'institution, le plus grand nombre de voix, le FMI paraît plus aujourd'hui une relique de la toute puissance américaine qu'un réel instrument de résolution des crises économiques qui rongent le monde émergent.
Mais c'est peut être là l'avantage que tien entre ses mains M.Strauss Kahn. En effet, il lui appartient aujourd'hui de réformer l'institution pour en faire ce que le monde actuel attend, c'est-à-dire un un instrument de régulation économique respectueux des pays auxquels il est censé apporter son aide. Ses déclarations en faveur d'un renforcement du poids des pays émergents au sein de l'institution sont encourageant. De fait on voit mal comment une solution peut être trouvée si elle émane exclusivement de puissances extérieures au problème a résoudre et marquée par une idéologie qui s'accorde parfois mal avec la culture du pays "bénéficiaire". On se rappelle encore, parmi d'autres, le désastre argentain, provoqué par une application aveugle du libéralisme à outrance, bien loin des conséquences sociales qu'elle peut provoquer.
Si Dominique Strauss Kahn relève ce défi et redonne au FMI le rôle qui lui avait été assigné lors de sa création, alors il pourrait en tirer un avantage certain. Déjà unanimement reconnu pour sa fine analyse de l'économie de marché, il pourrait acquérir une reconnaissance mondiale dans ce domaine et en tirer profit pour l'évolution future de son parcours politique et celui de son parti, le parti socialiste. Personne n'ignore que si le PS apparait passéiste et peu crédible, c'est en grande partie pour son programme économique. L'attachement inconditionnel du premier parti de gauche aux politiques de relance par la demande, discréditée depuis plusieurs décénies, pèse lourd sur ses résultats électoraux. Il en est même, à mon avis, l'un des principaux déterminants. Après la déroute que vient de subir le PS, il est devenu indispensable, voir vital, de revoir son projet économique en faveur d'une analyse plus réaliste.
Et j'insiste, sur ce point, pour dire qu'un changement de position du parti en ce sens ne signifie pas qu'il en perdrait son identité et sa vocation sociale. Le tout est de garder à l'esprit que la politique doit primer l'économie, et pas l'inverse. Il n'est pas impossible d'allier libéralisme économique et redistribution sociale, c'est même nécessaire pour palier les écueils que peuvent engendrer des politiques orientées vers l'efficience économique pure, sans projet social précis et efficace.
En ce sens il est possible que le seul échappatoire pour le PS de sortir de la crise qu'il traverse actuellement soit de suivre la voie social démocrate, proposée, et ce n'est pas une coincidence, par le même D. Strauss Kahn qui vient de prendre les rennes du FMI. Ainsi une redéfinition du projet économique socialiste, sans perdre de vue l'objectif premier de réduction des inégalités sociales, alliée à la présence d'un lideur crédible et reconnu dans le domaine économique peut, à mon sens, mener le PS vers une sortie de crise et, partant, une victoire en 2012.
J'ose croire que M.Sarkozy a commis sa première erreur d'importance en appuyant la candidature de M Strauss Kahn à la tête du FMI. J'ose croire que M.Strauss Kahn réussira son pari de réformer l'institution afin de lui redonner le crédit qu'elle devrait avoir quant au rôle qui est le sien. J'ose croire, par ailleurs, que le Parti Socialiste saura se relever de la crise qu'il traverse sans perdre sa vocation sociale, quitte a prendre le chemin de la social démocratie. J'ose croire enfin que, parce que les promesses politiques n'engagent que ceux qui y croient et parce qu'à l'échéance du mandat du Président actuel la donne aura changé, Dominique Strauss Kahn prendra la tête du Parti Socialiste et le mènera à la victoire en 2012.
Certains vont peut-être me trouver fou à lier de croire encore en l'avenir du PS, mais je suis trop fidèle à mon engagement politique pour quitter le navire àla première voie d'eau dans la coque. Le PS n'est pas mort, il se relèvera de sa position actuelle. Et je suis persuadé qu'il en sortira renforcé et sera capable, alors, de vaincre la droite modérée pour apporter à la France les bienfaits de son projet social. L'ironie de tout cela, c'est que Nicolas Sarkozy applaudit généreusement l'ascension de l'homme qui le battra lors de la prochaine échéance présidentielle.
Publicité