Hommage à Jérémy

Publié le par Vince

Dimanche dernier, le 9 décembre 2007 , Jérémy a été retrouvé mort dans un parc du sud de Rennes. Il a été sauvagement assassiné. Il est bien évidemment impossible de décrire les sentiments qu'un tel acte de barbarie suscite, c'est pourquoi je me bornerais à laisser un modeste hommage sur ce blog, puisque je ne peux m'exprimer en France que par ce biais. Adieu Jérémy, je pense à toi. Bon courage à tous ceux qui se trouvent en France et ont dû affronter de plein fouet cette tragédie. Et bien évidemment sincères condoléances à toute la famille de Jérémy.

annv-vince-046.jpg


Ode à un ami défunt

Une légère brume est tombée sur la baie,
Mais peu à peu la nuit l'a faite impénétrable,
Livrant à mes yeux nus le destin misérable
De ta mort, mon ami, toi qui repose en paix.

Et je vois dans les limbes de ces épais nuages,
La douceur protectrice de ton triste linceul.
Ce drapé majestueux où tu reste bien seul,
Était-il finalement un funeste présage ?

Un matin de décembre, la mort t'a rattrapée
Et la course effrénée s'est arrêtée pour toi.
La course pour la vie, le bonheur et ses lois,
Comme une erreur infâme, un grand destin manqué.

Je te sais maintenant heureux en Paradis
Et nous levons en vain, les yeux vers le ciel
Pour tenter d'y trouver ton visage de miel.
Comme un voile trop lourd, les cieux restent gris.

Et nous voilà trop seuls, dans un monde trop obscur,
Sans ta douce lumière, pour nous y éclairer.
Et nous voilà trop seuls, orphelins d'amitié,
Pour affronter la vie, de si mauvais augures.

Tu sais, tes amis pleurent, dans ma Bretagne natale.
Mais saches qu'ici aussi, à l'autre bout du monde,
Je pense à toi, meurtri, et j'erre, je vagabonde
Je souffre intensément de ton départ brutal.

Pour moi qui ne pourrais être à tes funérailles
Et qui ne pouvais pas ne pas te rendre hommage,
Ne me reste aujourd'hui que cette piètre page
Noircie depuis mon coeur au mal de mes entrailles

Nous voilà loin de corps, mais si proche d'esprit,
Que ni même le temps, et ni même la mort,
Ne pourront m'empêcher de t'aimer aussi fort,
Que le chêne est robuste, et fragile la vie.

Bien à toi, l'amitié nous transcende...

Vince
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article